Les règles testées
La stratégie achète l'EUR/USD quand la moyenne exponentielle de 20 barres passe au-dessus de celle de 50 barres, et vend quand elle repasse en dessous. Stop à 2 ATR, objectif à 3 ATR, 1 % du compte risqué par trade, sur des barres de 1 heure.
- Instrument
- EUR/USD
- Unité de temps
- 1 heure (H1)
- Entrée
- croisement de deux moyennes mobiles exponentielles de 20 et 50 barres
- Filtres
- aucun
- Stop
- 2 fois l'ATR de 14 barres
- Objectif
- 3 fois l'ATR de 14 barres
- Autres sorties
- aucune
- Risque par trade
- 1 % du compte virtuel, taille de position calculée sur la distance du stop
- Coûts
- spread réellement enregistré heure par heure, glissement d'un demi-spread sur chaque stop, sans commission ; swaps non comptés
- Période testée
- du 1er août 2022 au 25 septembre 2026
Modifier cette stratégie dans le labo
Le bouton ouvre le labo avec exactement ces réglages : changez-en un, relancez, et comparez.
Un avantage brut que les coûts effacent
Sans spread ni glissement, la règle aurait gagné 20,6 % sur la période, soit +0,053 R par trade en moyenne, en multiples du risque pris. Avec les coûts, elle perd 19,1 %, soit -0,044 R par trade. Le spread payé à chaque entrée et le glissement subi sur les stops représentent en moyenne 0,07 R par trade : plus que tout l'avantage brut de la règle.
- Sans spread ni glissement
- Avec les coûts
Les coûts ne se retranchent pas seulement du résultat final. Un achat se fait au prix ask, un peu au-dessus du prix affiché : le stop et l'objectif, placés à partir de ce prix, se retrouvent l'un un peu plus près, l'autre un peu plus loin. Une vente subit le même décalage à la sortie. Certains trades qui auraient atteint leur objectif touchent donc leur stop, et sur 413 trades, ces petits écarts s'additionnent.
Aucun réglage voisin ne s'en sort
Le résultat ne tient pas à un mauvais choix de paramètre. Avec une moyenne lente de 25 à 100 barres, les neuf réglages testés perdent tous, de -9,3 % pour le moins mauvais à -26,2 % pour le pire. La période de conception (-10,6 %) et la période de contrôle (-9,5 %) vont dans le même sens. Achats et ventes perdent aussi, les premiers -8,3 %, les secondes -11,8 % : la règle ne souffre pas d'un marché orienté dans un seul sens, elle souffre de ses coûts.
Ce que ce test dit des croisements de moyennes
Un croisement de moyennes en barres d'une heure sur une paire très liquide produit beaucoup de signaux, pour un avantage brut minuscule quand il existe. C'est exactement le profil que les coûts pénalisent le plus. Un backtest qui ignore le spread, ou qui le compte à sa valeur la plus basse, montre la courbe « sans spread ni glissement » ; un compte réel vit la courbe « avec les coûts ». C'est l'une des raisons, détaillées dans notre article sur les robots de trading qui perdent, pour lesquelles une idée simple qui semble fonctionner sur un graphique échoue une fois en compte.
À l'inverse, sur la cassure de 20 barres appliquée à l'or (XAUUSD), les coûts ne pèsent presque rien : moins de trades, et des stops très larges comparés au spread. Pour voir comment le labo compte le spread heure par heure, lisez la section Méthode du labo.
Conception contre hors échantillon
Conception : 1er août 2022 au 27 juin 2025
- Résultat
- -10,6 %
- Trades
- 292
- Drawdown maximal
- 24,7 %
- En R
- -9,1 R
Hors échantillon : 27 juin 2025 au 25 sept. 2026
- Résultat
- -9,5 %
- Trades
- 121
- Drawdown maximal
- 22,1 %
- En R
- -9,1 R
Réglez la stratégie en regardant la période de conception, puis jugez-la sur la période hors échantillon, qu'elle n'a pas servi à régler. Un écart net entre les deux signale souvent un réglage ajusté au passé.
Sensibilité du paramètre principal
Année par année
| Année | Trades | Résultat (R) |
|---|---|---|
| 2022 | 37 | -2,4 R |
| 2023 | 100 | +3,5 R |
| 2024 | 107 | -14,0 R |
| 2025 | 95 | +8,4 R |
| 2026 | 74 | -13,8 R |
En R, c'est-à-dire en multiples du risque pris sur chaque trade : un total par année ne se lit pas en % du compte, puisque les gains et les pertes se cumulent d'une année sur l'autre.